Bonjour à tous et toutes,

Jusqu'à présent je ne pouvais résister au plaisir de vous montrer des photos de lagons, de plages et de cocotier. Car effectivement quand on vient de Métropole, et plus particulièrement de la région parisienne, ça ne fait pas partie du quotidien.

Mais Tahiti ce n'est pas que ça...

Tahiti et les îles hautes doivent également leur réputation à leur végétation tropicale luxuriante qui fascine le visiteur. Lîle est dotée d'une  flore extraordinairement riche. C'est une flore composite où se côtoient plantes utilitaires et ornementales, introduites ou autochtones. En fait, les sommets sont dénudés ou en tous cas, pauvrement boisés. Les pentes laissent voir de grandes cicatrices dues à l'érosion et sont couvertes d'une végétation basse: broussailles, herbacées, fougères. La végétation primitive, luxuriante, n'est guère visible tout de suite  car elle se réfugie dans les vallées humides (bambous, purau, purata, pandanus, mape, fei, constituent une " jungle " inextricable difficile à pénétrer). La plaine côtière marquée par l'occupation humaine est le domaine du cocotier, des plantes utiles (arbre à pain, manguier, bananier, taro, etc.) et ornementales (hibiscus, gardénias, autis).

 

Des plantes aux multiples usages

L'homme au cours de ses migrations a introduit de nombreuses espèces utiles dites "traditionnelles" : vivrières, textiles ou encore médicinales. Le peuplement des archipels par les premiers maoris amena une première sélection de plantes vivrières telles que le cocotier, mape (chataîgnier tahitien), uru (ou arbre à pain), igname, originaires d’Indo-Malaisie, mais également la canne à sucre, les bananiers, le pommier-cythère...


Les premiers missionnaires ajoutèrent également de nouvelles plantes utiles (tamariniers, citronniers, avocat, vanille, manguier...) ou fleurs ornementales, qui hormis le tiare-tahiti et le pua, ont été introduites de l’extérieur. La pharmacopée polynésienne, à base de plantes, comprend de nombreux "raau" (remèdes) encore transmis de génération en génération dans les familles. L’utilisation comme matériaux de construction de certaines espèces est encore largement répandue dans l’architecture traditionnelle (structures en bambou, troncs de cocotiers, revêtements de toitures en niau-palmes de cocotiers tressés- ou pandanus...).

 

Les fleurs : un art de vivre

 

Les fleurs font quant à elles partie de la culture et de la vie polynésienne. Dès leur arrivée à l’aéroport, les voyageurs sont accueillis par des colliers odorants et colorés. La coutume voulait également que les colliers de tiare soient offerts au départ du voyageur pour lui souhaiter chance. Pour des raisons phytosanitaires, les colliers de coquillages ont remplacé les colliers de fleurs.Les fleurs symbolisent la fête, le plaisir et la réjouissance.

Autour du marché de Papeete, les mamas confectionnent des couronnes de fleurs que les Polynésiennes portent lors d’occasions spéciales, un mariage, ou tout simplement une soirée entre amis.

Les fleurs sont à l’origine de nombreuses légendes polynésiennes. Le tiare maohi (emblème de Tahiti) appelé aujourd’hui Tiare Tahiti pour le différencier du mot « tiare » qui signifie « fleur » en général aurait été créé par le Dieu Atea avec l’aide de Tane, Dieu de la beauté. A l’époque des ancêtres polynésiens, seuls les rois et les princes pouvaient cueillir cette fleur sacrée. Par la suite, le tiare était uniquement utilisé en symbole d’amour. Lors des mariages polynésiens, la maison et le lit des jeunes mariés étaient tapissés de tiare pendant 30 jours. Le parfum des tiare permettait au jeune couple d’atteindre le secret de plénitude du Dieu Atea. De nos jours, le tiare reste une fleur très portée par les Tahitiennes. Un tiare Tahiti à l’oreille gauche signifie que le cœur est pris mais, à droite, il reste à prendre.

 

Alors juste pour le plaisir, voici quelques fleurs...

fleurs_de_tahiti_1

HIBISCUS

VEGETATION_de_tahiti_1

Merci à toutes et tous pour vos gentils commentaires. A très bientôt

Nana,

Misscricri