Ia orana à tous et toutes,

 

Tout d'abord un grand merci pour votre fidélité et vos commentaires. Vous êtes désormais 79 abonnées à partager mes découvertes du "fenua" (comme on dit ici) et ma passion pour le scrap. Alors, c'est décidé à ma  80ème abonnée, j'organise un blog candy...

Vous avez sûremement remarqué que j'ai changé de bannière. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Vous le savez, votre avis m'interesse. Autre changement, le "Blog de Misscricri" est devenu "Partage de scrap". Car c'est bien cette notion de partage que j'aime dans la blogosphère et je vous suis reconnaissante pour toutes les choses positives que vous m'apportez.

Août s'achève, les enfants ont repris le chemin de l'école depuis deux semaines... mais l'évènement du mois d'août, c'était la 11e édition de la Billabong Pro, une compétition internationale de surf. La cérémonie d’ouverture a eu lieu, vendredi 19 août, sur la presqu'île de Tahiti à Teahupoo.

 

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Des débuts émouvants puisqu’un hommage a été rendu au surfeur Andy Irons décédé en novembre dernier. Triple champion du monde, de 2002 à 2004, Andy Irons avait notamment remporté la Billabong Pro, l'année dernière, à Tahiti, quelques mois avant son décès.

La compétition a, pour sa part, débuté dès le samedi 20 au matin avec une houle significative de Sud Ouest de 2 mètres environ. Celle-ci est même montée jusqu’à 3 à 4 mètres en milieu de semaine. Le spectacle était superbe. Voici donc quelques photos avec mes modestes moyens c'est à dire un bateau et mon appareil photo habituel. De petits moyens par rapport aux professionnels qui étaient là pour immortaliser les champions sur les vagues. Le sponsor Billabong avait même un petit hélicopère radio-commandé pour prendre des photos (on n'arrête pas le pogrès ! ).

surf-teahupoo-









 

 

 

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Dans le milieu du surf, c'est effectivement un moment important. Nombreux sont ceux qui rêvent de dompter ces vagues mythiques.

la vague











 

 

Mais dans la prequ'île, dans ce petit "bout du monde" c'est aussi un évènement pour les habitants. La population grandit soudainement et tout le monde fait le détour pour voir les vagues. On y va en bateau, en scooter des mers, en kayak ou même en paddle ! Qu'importe, ici, personne ici manque le championat.

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En ce qui nous concerne, nous avons profité de cette manifestation pour passer un week-end dépaysant dans la presqu'île. Nous nous sommes installés dans une petite pension modeste mais  l'acceuil était extraordinaire. Pour se rendre à la "Pension Bonjouir" il n"y a pas de route (ici, nous sommes au bout de tout ! ). On s'y rend en bateau.

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Ici, il n'y a rien... Juste des vagues, des gens simples, une nature extraordinaire et une note de magie...

teahupoo_coucher de soleil













Enfin, pour finir ce poste je vais vous conter une légende polynésienne. Eh oui, je ne peux pas résister !!!

Voici donc, la légende des vagues :

" Toute la journée, le vent avait soufflé sur la mer. Et la mer s'était faite grise sous le ciel gris.Toute la journée, les vagues s'étaient lancées à l'assaut de la plage et de la falaise, arrachant sables et pierres. Mais sous le sable, il y avait encore du sable. Et derrière la pierre, il y avait encore de la pierre. Et la mer vaincue, lasse, s'était retirée avec le lever du jour. Maintenant, calme, elle brillait sous le soleil. Seules, le long du récif, quelques vagues folles faisaient résonner le corail.

Taaroa, le grand, avait créé la mer lisse, comme un immense bloc de glace, sans ride, sans mouvement. Mais la mer s'ennuyait. Ce n'est pas gai d'être une chose inanimée, figée. Elle résolut de voyager, de dépasser ses frontières.Elle se mit à monter doucement, doucement, pour recouvrir le monde entier. Elle savait que cela lui était défendu. Elle avait le droit à la moitié du monde, l'autre moitié appartenait aux pierres et aux arbres. Et elle engloutissait sans bruit les continents, les montagnes avec les maisons des hommes. Mais il ne fallait pas donner l'éveil aux dieux. Elle s'écartait soigneusement des lieux tabou, les marae, lieux de culte et de sacrifice. Elle les contournait en laissant derrière une île.

Les hommes avaient beau s'inquiéter, les dieux les ignoraient. Et la mer, peu à peu, agrandissait son territoire. Arai, debout sur la colline qui surplombait son village, voyait la mer s'approcher. Les dieux semblaient dormir, et il savait que bientôt il n'y aurait plus de vie humaine. Aussi avait-il décidé d'arrêter la mer. Il avait observé cette dernière qui évitait soigneusement les lieux tabou. Une nuit, il alla dans un marae. Il savait qu'en violant le tabou, il risquait sa vie, mais il voulait arrêter la mer. Il prit une pierre de l'autel, et il lui sembla qu'elle lui brûlait les doigts. Il alla la cacher dans une grotte connue de lui seul et attendit la prochaine nuit. Quand le soir arriva, il alla chercher cette pierre et courut vers la mer. Puis, dissimulé derrière un tronc d'arbre, il enfouit la pierre dans le sable.

La mer se mit à monter, à avancer sans bruit, pour surprendre les hommes dans leur sommeil. Elle monta, et ne vit pas le piège. D'un coup, elle recouvrit la pierre sacrée. Déjà il était trop tard. Le dieu, averti, fit éclater sa menace dans un coup de foudre qui arrêta la mer. Depuis ce temps là, la mer et l'homme sont toujours en train de se battre. La mer voudrait bien l'engloutir, mais chaque fois qu'elle bouge, elle fait naître une multitude de vagues bruyantes. Elles sont un signal d'alarme pour l'homme qui prend le temps de construire des digues. C'est ainsi que les vagues sont apparues il y a très longtemps".

Voilà c'est tout pour aujourd'hui. Alors à très bientôt.

Nana