Ia orana,

 

Aujourd'hui, je vous présente un mini tout rond pour une naissance. La maman ne voulait pas de couleurs pastels. Alors voici ce que ça donne...

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Cette semaine, nous allons parler saveur ou plutôt fruit. En effet, prononcer le nom de Tahiti, c'est évoquer un Eden regorgeant de fruits tropicaux. Pourtant, si l'île abrite aujourd'hui de nombreuses variétés, il n'en a pas toujours été ainsi. Union de deux volcans "récents" émergés, il y a à peine plus d'un million d'années, au coeur de la plus vaste étendue océanique de la planète, Tahiti Nui (la grande) et Tahiti Iti (la petite) acceillaient une végetation relativement pauvre à l'arrivée des premiers navigateurs polynésiens. Au centre du Pacifique Sud, ces jeunes îles étaient en effet très éloignées des masses continentales d'où ont pu venir graines et pollens, avant que l'Homme n'y mette le pied. Parmi elles, quasiment aucune variété commestible, à part quelques cocotiers, le fara (le pandanus dont la graine est comestible quand elle est cuite). On trouvait également le pourpier.

Lors de leurs migrations sur leurs pirogues doubles, les maohi durent donc apporter avec eux les plantes indispensables à leur survie. Il s'agissait de variétés qu'ils avaient domestiquées durant leurs pérégrinations depuis l'Asie du Sud-Est, au cours des millénaires précédents comme certains bananiers (la banane fe'i, notamment), l'arbre à pain (uru en tahitien), différentes variétés de cocotiers, la canne à sucre et le papayer, sans oublier les tubercules vivriers comme le taro.On peut citer également le châtaigner d'Océanie (le mape), la pomme-cythère ou encore la patate douce. Sans oublier une plante aux multiples vertus, alimentaires et médicinales, le noni ou nono.

Depuis l'arrivée des premiers Européens, dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, le nombre d'espèces a fortement augmenté avec l'introduction de fruits importés d'Amérique du sud et d'Asie du sud-est. Parmi les premiers, on citera l'orange introduite par le capitaine Cook en 1777 et l'ananas par le capitaine Bligh, en 1792. Dans la première moitié du XIXe siècle, le goyavier puis le manguier furent implantés. Au début du XXe siècle, un Américain, Harrison Smith, planta sur sa propriété de Papeari (aujourd'hui l jardin botanique de Tahiti) des centaines de variétés de fleurs et d'arbres qu'ils faisait venir des régions tropicales d'Amérique, d'Asie et d'Afrique. Parmi celles-ci, certaines donnent des fruits délicieux : le mangoustan, le ramboutan, le pamplemousse pour ne citer qu'eux. La vanille est apportée à Tahiti en 1850 par deux amiraux. Depuis, une quarantaine d'année de nombreuses autres espèces ont été introduites coNONImme le corossol, le fruit de la passion, la pomme-cannelle ou la pomme-étoile...

Aujourd'hui, je ne vais vous parler que de quelques fruits... Tout d'abord le fruit du Nono, ou Noni.

Probablement originaire de l'Asie du Sud-Est, ce fruit aux vertus étonnantes a fait l'objet d'un boum économique à la fin des années 1990, à partir desquelles furent exportées des tonnes de purée de son fruit dont on tire un jus nutraceutique. Le fruit mûr, en dehors de ses propriétés antibiotiques est très riche en vitamine C et en minéraux. Il aurait la capacité de renforcer le système immunitaire et possèderait de nombreuses actions thérapeutiques, malgré un goût et un parfum qui peuvent paraître repoussants. Personnellement, je n'aime pas. Dans certaines régions anglophones où pousse la plante on la surnomme le "cheese fruit".

A tahiti, le fruit vert était aussi utilisé comme projectile dans l'exercice de la fronde. Mais il avait bien d'autres utilisations,notamment médicinales, ainsi que feuilles, fleurs, écorces et racines qui rentraient dans la pharmacopée locale.

 

Le châtaignier tahitien ou mape est originaire d'Indonésie. Il a été introduit lors des migrations polyn"siennes, au cour du premier millénaire de notre ère. Ce grand arbre (il peut atteindre 30 m de hauteur) à la base duquel se développent de grands contreforts plats, pousse dans les plaines marécageuses ou les vallées humides.fuit mape

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Il a malheureusement subi la loi de la déforestation. On en trouve encore quelques belles forêts, notamment au jardin botanique de Papeari, à Tahiti. Les contreforts du tronc étaient autrefois utilisés pour transmettre les informations par le frappement des minces parois afn de faire résonner un battement dans la vallée ou sur la mer. Les amandes, prélevées à maturité et bouillies de longues heures, ont un arrière-goût de marron chaud. Elles sont vendues, encore chaudes au bord des routes ou dans les lieux publics.

Et pour finir, voici le ramboutan.

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Introduit à Tahiti par l'américain Harrisson Smith, ce fruit est originaire d'Asie du Sud-Est. Sa peau est recouverte d'épines molles, charnues de 1 à 2 cm de long, ce qui lui a donné son nom ("rambut " qui signifie "cheveux" en Malais). Un arbre prend entre cinq et six ans avant de produire des fruits et produit environ 200 kg de fruits par année. La chair est juteuse, blanchâtre et translucide et recouvre un noyau marron foncé aplati. Il ressemble un peu au litchi.  Le Ramboutan a une saveur sucrée et parfumée ou acidulée, selon les variétés. Il contient plusieurs substances nutritives telles que du glucose, des minéraux et de la vitamine C. Il est consommé frais, en cocktail de fruit ou en confiture. Il est un fruit très prisé à Tahiti et les polynésiens le vendent par grappes au bord des routes.

La suite, ce sera pour la semaine prochaine. Alors...

Nana,