Bonjour à tous et toutes,

Cette semaine au progamme du scrap et  de l'évasion. Tout d'abord, une petite commande, une voisine m'a demandé une carte sur le thème de la salsa. Pour qu'elle ait le choix, j'en ai réalisé trois : 

 

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Elle a choisi la première qui était également ma préférée.

J'ai également réçu cette superbe carte d'Hélène (http://chezmamicreation.canalblog).

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Pour finir avec la carterie, voici ma dernière carte de voeux avec une touche volontairement locale.

 

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Côté évasion, nous embarquons en pirogue en direction de Cacao.

 

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Cacao est un village de la commune de Roura. Ce village est un des premiers fournisseurs de produits maraîchers de Guyane.

Le site de Cacao fut tout d'abord occupé par une plantation dite « habitation de Sainte-Marie des cacaos » qui fut fractionnée par la suite. L'administration pénitentiaire s'y installa (bagne de Sainte-Marie) puis racheta l'habitation voisine "Eléonore" qui appartenait à M. Power et y installa le bagne de Saint-Augustin en 1854. Mais face à de nombreuses épidémies, il fut abandonné dès 1859.

En 1977, il a été mis à la disposition d'une communauté d'agriculteurs hmong,originaires du Laos et réfugiés en Thaïlande. Grâce à leur ténacité, ces derniers feront de Cacao le premier fournisseur de produits maraîchers en Guyane ainsi qu'un site touristique.

Nous partons donc de Roura pour remonter le fleuve de la Comté.

 

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L'Eglise de Roura a la particularité d'avoir sa porte face au fleuve car autrefois elle n'était accessible que par pirogue.

Puis, nous arrivons au village amérindien de Favard. Du point de vue historique, le village a été établi en 1973 par deux familles. Madame Jeanne Edouard, fondatrice officielle, en a été le premier chef coutumier.
A l’origine, ces deux familles sont venues de Ouanary, ont longé le littoral et se sont engagées dans le Mahury. Elles ont remonté la rivière pour s’installer dans la crique Denclen. Elles y vécurent pendant cinq ans mais confrontées à la fois à un sol infertile et à l’isolement scolaire des plus jeunes, elles durent construire un carbet de passage situé en face de la pointe Maripa. Ainsi, le transport des élèves qui nécessitait auparavant deux jours de rame se réduisit à trois heures depuis cette halte où un premier abattis fournit un terrain plus propice à la culture du manioc.

 Le village est dirigé par un chef coutumier, Zacharia LUCAS, très respecté des habitants. Celui-ci représente le village dans les réunions extérieures, mais il est également chargé de gérer les éventuels conflits dans les familles. Il y a également un chamane (ou « piaï »). C’est le guérisseur du village. Considéré comme un « docteur spirituel »,  il connait notamment l’utilisation des plantes médicinales. Tout comme le chef coutumier, le chamane est très respecté des villageois.

 Le village compte actuellement environ 140 personnes, réparties en 27 foyers, comprenant chacun de 2 à 10 enfants. A peu près 45 d’entre eux sont scolarisés à Roura. Les collégiens vont à Concorde et les jeunes lycéens sont scolarisés dans différentes structures et hébergés selon le système des familles d’accueil. Le village possède quant à lui une classe scolarisant les enfants de 2 à 3 ans.

 L’absence d’emploi à Favard a poussé certaines personnes à quitter le village. Les habitants vivent de la pêche, de l’agriculture, de la chasse, de la vente d'artisanat et des prestations publiques de la CAF.

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  Nous quittons Favard et poursuivons sur le Fleuve La Comté....

 

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palétuviers

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Sur le trajet, nous pouvons apercevoir de nombreux palétuviers et des fleurs de Cacaoyer de rivière. Enfin, nous approchons du village de Cacao. Mais, vous verrez la suite la semaine prochaine...

A bientôt !